{"id":4486,"date":"2019-06-07T15:56:51","date_gmt":"2019-06-07T14:56:51","guid":{"rendered":"http:\/\/cat-int.org\/?p=4486"},"modified":"2019-06-25T16:00:13","modified_gmt":"2019-06-25T15:00:13","slug":"comment-se-reconstruisent-les-enfants-de-daech-dapres-le-recensement-du-cat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/2019\/06\/07\/comment-se-reconstruisent-les-enfants-de-daech-dapres-le-recensement-du-cat\/","title":{"rendered":"Comment se reconstruisent les enfants de Daech (d\u2019apr\u00e8s le recensement du CAT)"},"content":{"rendered":"<p>Source : Le Parisien<!--more--><\/p>\n<div id=\"top\" class=\"width_full\">\n<header class=\"article_header\">\n<h2 class=\"col subheadline margin_bottom_subheadline widescreen-12 desktop-10\">Pr\u00e8s d\u2019une centaine d\u2019enfants et d\u2019adolescents de retour de Syrie et d\u2019Irak sont suivis en France. Un travail aux r\u00e9sultats incertains mais primordial.<\/h2>\n<\/header>\n<\/div>\n<section class=\"col widescreen-12 desktop-10\">\n<div id=\"primary_left\">\n<div class=\"width_full lead-art relative \">\n<figure><img class=\"image \" src=\"http:\/\/www.leparisien.fr\/resizer\/_BtnYn35jIJlTUkvSdECkK0wlBM=\/932x582\/arc-anglerfish-eu-central-1-prod-leparisien.s3.amazonaws.com\/public\/SEQ37N5VDQCRHNY4WPMY7ELCEQ.jpg\" alt=\" En Syrie, 210 mineurs fran\u00e7ais vivraient dans des camps insalubres, selon le dernier d\u00e9compte effectu\u00e9 fin avril. \" align=\"\" \/><figcaption class=\"caption margin_top_xs ui_sm full \"><b><\/b>En Syrie, 210 mineurs fran\u00e7ais vivraient dans des camps insalubres, selon le dernier d\u00e9compte effectu\u00e9 fin avril.\u00a0\u00a0<span class=\"text-gray-dark\">AFP\/Delil Souleiman<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n<section id=\"left\" class=\"relative tablet-12 align_left align_right\">\n<div class=\"container_row small-desktop\">\n<div class=\"article-toolbar article-spacing hidden_tablet hidden_mobile hidden_print\"><\/div>\n<div class=\"width_full flex\">\n<div class=\"article-section margin_bottom_article\">\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">La mobilisation des familles de djihadistes pour obtenir le retour des enfants retenus en Syrie ne faiblit pas. Le 7 mai,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.leparisien.fr\/faits-divers\/face-aux-familles-de-djihadistes-hollande-s-est-dit-favorable-au-retour-des-orphelins-07-05-2019-8067363.php\" target=\"_blank\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">Fran\u00e7ois Hollande se pronon\u00e7ait pour le rapatriement<\/a>\u00a0\u00ab en urgence \u00bb des orphelins. Le lendemain, la ministre des Arm\u00e9es, Florence Parly, indiquait qu&rsquo;il \u00e9tait \u00ab tr\u00e8s probable \u00bb que la France en rapatrie prochainement de nouveaux.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">En revanche, le gouvernement souhaite que les adultes soient jug\u00e9s sur place, quand bien m\u00eame il n&rsquo;existe pour l&rsquo;heure aucune juridiction \u00e0 m\u00eame de le faire au Kurdistan syrien. Cette position emp\u00eache le retour de leurs enfants. Car, m\u00eame si les autorit\u00e9s revendiquent une politique du \u00ab cas par cas \u00bb, dans les faits, le flux des retours s&rsquo;est tari. Selon le dernier recensement effectu\u00e9 fin avril par le Centre d&rsquo;analyse du terrorisme (CAT), 210 mineurs fran\u00e7ais (dont 75 % de moins de 5 ans) se trouveraient actuellement en Syrie, dans\u00a0<a href=\"http:\/\/www.leparisien.fr\/faits-divers\/il-faut-les-rapatrier-le-cri-d-alarme-d-une-grand-mere-d-enfants-de-djihadistes-en-syrie-26-04-2019-8060580.php\" target=\"_blank\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">des camps insalubres<\/a>.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">La r\u00e9ticence du gouvernement rejoint celle de l&rsquo;opinion publique. Dans un sondage paru fin f\u00e9vrier, 67 % des Fran\u00e7ais indiquaient pr\u00e9f\u00e9rer laisser l&rsquo;Irak et la Syrie s&rsquo;occuper des enfants. Boulevers\u00e9s par la vague terroriste de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les Fran\u00e7ais ont \u00e9galement sans doute en m\u00e9moire les\u00a0<a href=\"http:\/\/www.leparisien.fr\/faits-divers\/terrorisme-la-menace-toujours-elevee-mais-plus-difficile-a-deceler-selon-le-procureur-molins-23-01-2018-7517535.php\" target=\"_blank\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">propos alarmistes de Fran\u00e7ois Molins<\/a>. En janvier 2018, l&rsquo;ancien procureur de la R\u00e9publique de Paris avait compar\u00e9 les enfants de djihadistes \u00e0 des \u00ab bombes \u00e0 retardement \u00bb.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">Dans les faits, la France a pourtant appris \u00e0 prendre en charge ce public particulier. Car il fut un temps o\u00f9 la fronti\u00e8re entre la Syrie et la Turquie \u00e9tait plus poreuse et les expulsions de familles r\u00e9guli\u00e8res. Les adultes prenaient alors la direction de la galerie anti-terroriste et les enfants ceux de l&rsquo;Aide sociale \u00e0 l&rsquo;enfance (ASE). Selon le minist\u00e8re de la Justice, 95 mineurs se trouvent actuellement sur le territoire national apr\u00e8s un s\u00e9jour sur zone irako-syrienne, dont 88 ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une proc\u00e9dure en assistance \u00e9ducative.<\/p>\n<\/section>\n<div id=\"parent-arcAds-ed5a6d76-6cd5-4e97-b31b-c85d58285c90\" class=\"container_column hidden_tablet hidden_mobile ad_two-by-two\"><\/div>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">Nous avons donc souhait\u00e9 interroger ces professionnels de la petite enfance impliqu\u00e9s quotidiennement dans leur suivi, notamment en Seine-Saint-Denis, le d\u00e9partement le plus concern\u00e9 \u00ab Il est de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise que ces enfants se reconstruisent. Ils ne sont pas responsables de l&rsquo;id\u00e9ologie impos\u00e9e par leurs parents \u00bb, estime St\u00e9phane Troussel, pr\u00e9sident (PS) du conseil d\u00e9partemental, qui aimerait un investissement de l&rsquo;Etat plus important pour l&rsquo;aider \u00e0 remplir cette \u00ab mission d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral \u00bb.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">Sur le fond, m\u00eame s&rsquo;ils sont conscients de la difficult\u00e9 du d\u00e9fi \u00e0 relever \u00e0 long terme, les acteurs de terrain revendiquent un premier bilan plut\u00f4t positif. Et insistent sur un point crucial : ces enfants sont avant tout des victimes.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<h2 class=\"inline_title margin_top_xxl margin_bottom_md\" data-original-fontsize=\"24px\" data-original-lineheight=\"30px\">Prise en charge d\u00e8s leur descente d&rsquo;avion<\/h2>\n<\/section>\n<section class=\"content\">\n<p class=\"paragraph text_align_left\" data-original-fontsize=\"19px\" data-original-lineheight=\"30px\">Un matin d&rsquo;avril au tribunal pour enfants de Bobigny. Un petit gar\u00e7on et une fillette arrivent dans les bras de deux femmes. La petite prend quelques jouets sur une table, le gar\u00e7on reste fig\u00e9 en pleurs. Il n&rsquo;a pas 3 ans. Une juge quitte son bureau pour accueillir les bambins : \u00ab Calme-toi, dit-elle en s&rsquo;accroupissant pr\u00e8s du petit. Dans mon bureau, il y a d&rsquo;autres jouets et puis aujourd&rsquo;hui, on va voir maman. \u00bb Une jeune femme aux longs cheveux bruns se pr\u00e9sente dans le couloir. Elle est escort\u00e9e par deux policiers, mains menott\u00e9es dans le dos. La porte du bureau se referme, les pleurs ont cess\u00e9.<\/p>\n<\/section>\n<div class=\"margin_bottom_md\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source : Le Parisien<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[62,83],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4486"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4486"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4486\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4487,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4486\/revisions\/4487"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4486"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4486"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cat-int.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4486"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}